jeudi 12 février 2009

Autour de la boucle du Danube, Hongrie

(CC) Flickr

Les Hongrois n'ont pas de hautes montagnes, mais ils ont des collines ; ils n'ont pas la mer ni l'océan, mais le lac Balaton et le beau Danube bleu (ou brunâtre, ou grisâtre) à côté duquel la Seine ferait presque figure de ruisselet. Du coup, la boucle du Danube (Duna, en hongrois), au Nord de Budapest, est un lieu dont les Magyars ne sont pas peu fiers. Il y a de quoi. En été, c'est beau, ça scintille, ça verdoie. Ca fleure bon le fleuve et les fleurs et ça possède la quiétude de l'arrière-pays hongrois. Bref, arriver par bateau à Visegrád un matin d'été a un petit goût de paradis pour le backpacker fatigué de la ville -surtout avec quelques Túró Rudi en poche.


Visegrád, avec ses châteaux, est une petite merveille. A y regarder de plus près, on se rendra compte qu'un côté de la Tour Salomon, ruine annexe du château médiéval, a été assez sommairement retapé. Un sympathique furoncle architectural datant de l'époque des Soviétiques, pourtant grands esthètes sur les bords de la Neva. Pour Visegrád, peut mieux faire. Heureusement, cela ne gâche rien à la vue splendide que l'on embrasse de là-haut, et la vénérable forteresse (760 ans tout de même) a, elle, échappé à la défiguration. Majestueusement campée au sommet d'une colline, elle surplombe le fleuve et le palais royal, plus roccoco (ambiance assez Renaissance, arcades, cour intérieure, gazouillement d'une fontaine ouvragée, terrasses chauffées par le soleil donnant sur le fleuve... avant l'invasion ottomane, on savait prendre du bon temps), posé un peu plus bas. Qui dit somptueux châteaux sur le fleuve dit touristes. Beaucoup de touristes, et même des tournois de chevalerie. En conséquence, il devient intéressant de revenir en hiver, et de braver le terrible froid hongrois pour aller crapahuter sur les hauteurs plus tranquillement qu'en juillet-aôut.

(CC) Flickr

Vagabonder dans ces collines tient plus de la promenade que de la rando. En hiver, c'est assez étrange de passer sur les crêtes au dessus des petits villages de Kismaros et Nagymaros (relié à Visegrád par un bac). Le lieu, pourtant à trois quarts d'heure à peine du coeur de Pest la vrombissante, est étrangement calme. De nombreux citadins y possèdent un cottage. Marcher dans les bois gelés et silencieux, apercevoir le château de Visegrád émerger des nuages sur l'autre rive, boire du vin chaud dans une cabane au milieu de la forêt: sur la boucle du Danube, on échappe un peu au temps qui passe.

Enfin, un peu de musique du cru, qui correspond assez bien à l'atmosphère fabuleuse des rives de la Duna. Sebestyén Márta :


lundi 26 janvier 2009

Vysoké Tatry


Au nord de la Slovaquie, à la frontière polonaise, les Hautes Tatras (en slovaque, Vysoké Tatry) n'impressionnent pas franchement à première vue. 26 kilomètres de longueur seulement, cela peut sembler ringard, mais les Tatras peuvent se targuer d'être les seules montagnes à caractère alpin de toute la chaîne des Carpates (1200 Km de long). Au départ de Poprad, le train électrique TEZ dessert fréquemment les stations de montagne, comme Strbske Pleso ou Stary Smokovec. C'est touristique, mais il est assez facile d'échapper à la foule. En hiver, elle se concentre globalement au niveau des installations de ski et autres dancings sur glace improvisés. Même bien enneigés, les sentiers qui conduisent plus haut dans la montagne restent praticables, et réservent des paysages superbes :



Cartes topos du coin disponibles dans les différentes stations des Tatras. Possibilité de dormir ou manger dans les chalets en bois (chatas) qui jalonnent les sentiers. La Slovaquie est passée à l'euro en janvier, mais la vie sur place reste largement moins chère qu'en France. Pour plus d'infos, voir le site officiel de la région des Tatras.


Agrandir le plan

Welcome!


Cher routard du web, bonjour et bienvenue sur mon blog. Au menu, l'actu du monde écolo, des coups de coeur balade ou rando, des livres ou films qui invitent au voyage, ou simplement des belles photos. Bref, une petite plongée into the wild et un grand bol d'air, sac au dos et chaussures de marche aux pieds.

Pourquoi ce nom?
Dean Moriarty est le personnage principal de On the road, de Jack Kerouac (1957). Exubérant et bohème dans l'âme, Moriarty (de son vrai nom Neil Cassady) était un routard impénitent. Pas forcément préoccupé par l'environnement, j'en conviens, mais ivre de vie, d'aventure et de grands espaces, et c'est déjà pas mal. Suivre son mode de vie fut pendant de longues années une obsession pour Kerouac, qui termine son bouquin en répétant "I think of Dean Moriarty".

Kerouac reads On the Road / Steve Allen Show, 1959 :



Cassady et Kerouac restent des symboles du backpacker qui dort à la belle étoile et emprunte les plateformes des trains de marchandises. Des 'rois de la route', aurait dit Roger Miller (affreusement kitsch, mais on l'aime quand même ; vidéo ici).

Ce blog est destiné aux kings of the road, aux amoureux de l'environnement et aux voyageurs débrouillards. Pour ceux qui tutoient la campagne et les alpages de temps à autre, ça marche aussi.